Une installation photovoltaïque transforme la lumière du soleil en électricité grâce à des modules posés sur le toit ou intégrés à la couverture. Un onduleur convertit ensuite ce courant continu en courant alternatif, utilisable par la maison ou injecté dans le réseau.
Sur les coteaux qui dominent le Léman, l'ensoleillement est parmi les meilleurs de Suisse romande. Le lac renvoie une partie de la lumière, et le brouillard d'hiver touche moins la Riviera que le Plateau.
Combien coûte une installation solaire posée sur la Riviera ?
En octobre 2026, une installation de 10 kWc posée sur une villa de Montreux, de Vevey ou de La Tour-de-Peilz coûte entre 20 000 et 28 000 CHF avant subvention. Le prix comprend les modules, l'onduleur, la structure, le câblage, l'échafaudage, l'annonce au gestionnaire de réseau et la mise en service.
Le prix par kWc baisse avec la taille de l'installation, car l'échafaudage et les démarches coûtent presque autant pour 6 kWc que pour 15 kWc. Une toiture complexe, avec lucarnes, cheminées ou forte pente, fait en revanche monter la facture.
Quelle rentabilité réelle attendre ?
Le calcul tient en deux prix. Chaque kilowattheure que vous consommez au moment où il est produit vous évite d'acheter du courant au tarif de votre distributeur, taxes et timbre de réseau compris. Chaque kilowattheure injecté dans le réseau est racheté au prix de reprise du gestionnaire de réseau, nettement plus bas.
Une famille qui travaille à l'extérieur consomme souvent 25 à 35 % de sa production. Avec un boiler piloté, une pompe à chaleur ou une voiture électrique rechargée en journée, ce taux d'autoconsommation peut dépasser 50 %. C'est ce levier, plus que le prix des modules, qui raccourcit le retour sur investissement.
Dans la pratique, une installation bien dimensionnée se rembourse en 10 à 16 ans sur la Riviera, pour une durée de vie de 25 à 30 ans. Les modules perdent un peu de rendement chaque année, et l'onduleur se remplace généralement une fois.
Quelle aide pour une installation photovoltaïque ?
La Confédération soutient le solaire par la rétribution unique, versée par Pronovo après la mise en service. Son montant dépend de la puissance installée et du barème en vigueur, réévalué chaque année : comptez de l'ordre de quelques centaines de francs par kWc. Le barème exact se consulte sur pronovo.ch.
Certaines communes de la Riviera et du canton de Vaud complètent ce soutien, avec des montants et des conditions qui varient beaucoup. Enfin, l'investissement est en principe déductible du revenu imposable dans la déclaration vaudoise, au titre des investissements destinés à économiser l'énergie. Notre page sur les subventions détaille ces aides.
Faut-il une autorisation pour poser des panneaux ?
En zone à bâtir, des panneaux « suffisamment adaptés » au toit font en général l'objet d'une simple annonce à la commune, sans permis de construire. Ils doivent respecter la pente du toit et ne pas dépasser de la couverture de plus de quelques centimètres.
Les règles se durcissent dans les vieilles villes, sur les bâtiments recensés et dans le site de Lavaux, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. Une autorisation y est souvent exigée, avec des contraintes de couleur ou d'intégration. L'installateur doit vérifier ce point avant de chiffrer.
Comment choisir la bonne puissance ?
La bonne puissance n'est pas celle qui couvre toute votre consommation annuelle, mais celle que votre toit et votre budget permettent, en gardant un taux d'autoconsommation raisonnable. Une toiture orientée sud, sud-est ou sud-ouest convient ; une orientation est-ouest produit un peu moins mais mieux réparti sur la journée.
Si vous prévoyez une pompe à chaleur, une voiture électrique ou un boiler thermodynamique, dimensionnez dès maintenant pour ces usages futurs. Ajouter des modules plus tard coûte presque aussi cher qu'une petite installation neuve.
Et dans un immeuble en PPE ?
Dans un immeuble en propriété par étage, l'installation se décide en assemblée des copropriétaires. Le regroupement dans le cadre de la consommation propre (RCP) permet ensuite de partager l'électricité produite entre les appartements, avec un décompte interne.
La nouvelle loi sur l'électricité prévoit en outre des communautés électriques locales (CEL), qui élargissent ce partage au voisinage. Les modalités dépendent du gestionnaire de réseau : renseignez-vous avant de signer.
Dans quels cas le solaire n'est-il pas la bonne solution ?
- Une toiture orientée plein nord, ou ombragée une bonne partie de la journée par un coteau, un immeuble voisin ou de grands arbres.
- Une couverture en fin de vie : mieux vaut refaire le toit d'abord, sinon il faudra démonter les panneaux quelques années plus tard.
- Un bâtiment très protégé où l'intégration exigée fait exploser le budget sans gain de production.
Dans ces situations, l'argent est souvent mieux placé dans l'isolation de l'enveloppe ou dans le remplacement du chauffage. Le solaire viendra ensuite, sur une base plus saine.